L’état de stress aigu et l’état de stress post traumatique

Quand un camionneur subit un grave accident ou tout incident l’exposant à des blessures

graves, de la violence ou s’il frôle la mort il faut d’abord parler d’un état de stress aigu. Certains symptômes peuvent apparaître comme les flash-backs, les cauchemars, l’évitement à certaines situations et une colère qui se manifeste de plus en plus auprès de l’entourage. Ces symptômes peuvent demeurer de 3 jours à un mois.

C’est seulement après un mois qu’un spécialiste en syndrome de stress post traumatique (SSPT) pourra poser un diagnostic car les réactions anormales persistent. Voici quelques symptômes:

 

  • Cauchemars répétitifs
  • Flash-Back
  • Fatigue
  • Colère
  • Vide émotionnel
  • Idées noires
  • Anxiété et crise de panique

 

Les conséquences d’un syndrome de stress post traumatique non-traité peuvent être multiples pour les camionneurs:

  • Difficulté au travail, le camionneur ne se souvient pas d’avoir conduit son camion
  • La toxicomanie, l’alcoolisme et les jeux compulsifs sont courant
  • Découragement et sentiment d’échec dû à la difficulté de concentration
  • Isolement social, la personne n’a plus d’estime de soi et ne veut voir personne
  • Les hospitalisations sont fréquentes
  • La personne compose avec les problèmes familiaux, les séparations et l’incompréhension de la famille

 

Recherches et statistiques

Au Québec et au Canada aucune recherche ou statistique n’a été répertorié sur le SSPT chez les camionneurs. Cependant, selon la source du Workopolis en 2015, ce serait le 3e métier le plus dangereux.  Il est rare que l’on puisse établir clairement qu’un accident cache en fait un acte délibéré. C’est pourquoi les statistiques sur ce phénomène ne reflète qu’une partie de la réalité. En moyenne, chaque année, 20 cas sont catalogués comme suicide routier (selon Yvon Lapointe, CAA-Québec, émission « La route des croix »). Nos recherches ont été faites auprès de la Sûreté du Québec, de la SAAQ et du Ministère des Transports. Ce qu’on peut dire cependant, c’est que le métier de camionneur est tout aussi à risque à cet état de stress post traumatique que le métier de militaire ou de premier répondant.